Vous enseignez avec Titanic? Découvrez l’Empress of Ireland
Données bleues · · À découvrir
Le tableau Titanic fait travailler les tableaux croisés, les proportions et les associations entre variables. Avec l’Empress of Ireland, on peut reprendre ces questions dans un contexte québécois, à partir des comptes du rapport canadien d’enquête.
Données bleues accueille aujourd’hui ce jeu de données, avec sa fiche et une activité pour la classe.
Une différence compte dès le départ : Titanic réunit passagers et équipage, tandis que le tableau principal de l’Empress contient seulement les passagers. Le comparateur sépare donc la structure des fichiers de la comparaison des passagers seuls. Choisissez une rubrique ou affichez seulement les différences pour repérer ce qui change d’un jeu à l’autre.
Deux jeux côte à côte, selon les mêmes critères. Les proportions concernent les passagers seuls.
Critères de comparaison
Contexte québécoisEmpress of IrelandVersion pédagogique 1.0.0Voir la fiche
Importer le fichier CSV versionné avec readr::read_csv()
Charger le tableau déjà inclus dans R avec as.data.frame(datasets::Titanic)
Questions statistiques
Tableaux croisés, proportions et visualisation
Tableaux croisés, proportions et visualisation
Accompagnement
Fiche, dictionnaire, trousse R et activité exploratoire corrigée
Exemples de mosaïques et de tableaux croisés dans la documentation de R
Sources
Origine des effectifs
Rapport canadien d’enquête de 1914, pages 608, 610 et 611
Rapport du British Board of Trade, repris par Dawson (1995)
Traçabilité
Page du rapport et méthode de dérivation conservées dans le CSV
Documentation de R avec les références du jeu
Calculs sur la version 1.0.0 de l’Empress et sur datasets::Titanic. Les trois critères « Passagers seuls », « Survivants parmi les passagers » et « Proportion de survie des passagers » excluent l’équipage. Les effectifs sont ceux de ces sources; ils ne prétendent pas résoudre les divergences entre tous les comptes historiques.
L’écart entre 20,5 % et 37,9 % décrit les passagers de ces deux tableaux historiques. Il ne permet pas, à lui seul, d’expliquer pourquoi leurs proportions de survie diffèrent. La composition des groupes et les circonstances des naufrages doivent aussi être prises en compte dans une interprétation.
Ce que l’Empress apporte à une séance
Les 24 cellules permettent de passer rapidement de l’importation à une question statistique. On peut demander aux étudiants :
Quelle proportion de passagers a survécu dans chaque classe? Quel dénominateur faut-il utiliser?
Que voit-on en comparant les proportions selon le sexe, puis en séparant les classes?
Quels changements faut-il faire au code utilisé pour Titanic afin de travailler avec l’Empress?
La fiche du jeu réunit les fichiers, le dictionnaire et la trousse de classe. L’activité exploratoire propose des exercices sur les effectifs, les proportions et la visualisation, avec un prolongement en régression binomiale sur comptes.
Une ligne représente une cellule du tableau, avec son effectif. Pour compter les personnes, additionner frequency pour l’Empress et Freq pour le Titanic converti en tableau.
Essayer la comparaison dans R
Ce code charge le CSV versionné de l’Empress et le tableau fourni avec R, puis calcule les proportions pour les passagers seuls.
Le résultat contient 1 057 passagers et 217 survivants pour l’Empress, contre 1 316 passagers et 499 survivants pour le Titanic. Les proportions sont des rapports de ces effectifs.
Lire les catégories historiques avec prudence
Les deux jeux distinguent adultes et enfants, sans fournir d’âge exact par personne. Le dictionnaire de l’Empress précise que le seuil d’âge n’est pas établi par les pages utilisées. Des libellés semblables ne garantissent donc pas des définitions historiques identiques.
Les cellules nulles méritent aussi une lecture attentive : aucun garçon de première classe n’est présent dans le tableau de l’Empress. La proportion de survie de ce groupe est indéfinie, car son dénominateur est nul. Elle ne vaut pas zéro.